Au centre du Brésil, dans la chaleur de Cuiabá, le cabinet Leinemann | Ortiz a imaginé Solum, un prototype d’architecture bioclimatique où travail et nature se confondent. Siège social du groupe GS, société d’import-export de véhicules, ce projet marque une étape décisive vers un urbanisme capable de réconcilier production, écologie et convivialité.

Un écosystème bâti pour la biodiversité

Pensé comme un bâtiment-jardin, Solum s’inscrit dans un vaste plan directeur qui vise à transformer un terrain aride en une oasis vivante. Autour d’un parc public central, s’articulent bureaux, espaces de coworking, restaurants, salle de sport et lieux événementiels, pour une continuité entre vie professionnelle et loisirs.
La végétation locale y joue un rôle majeur : les architectes ont introduit une flore indigène pour attirer oiseaux, insectes et petite faune, transformant le site en un véritable corridor écologique au sein du tissu urbain. Le bâtiment ne s’impose pas sur le paysage, il le cultive, au sens propre comme au figuré.

Une architecture inspirée des termitières

Leinemann | Ortiz se sont inspirés de la structure auto-ventilée des termitières du Cerrado. Solum s’organise autour d’un vaste atrium central agissant comme une cheminée thermique qui réduit l’accumulation de chaleur : l’air chaud est aspiré vers le haut et permet ainsi une meilleur ventilation naturelle transversale. Ce dispositif bioclimatique, entièrement passif, réduit la dépendance à la climatisation et crée un microclimat tempéré. Même sous le soleil écrasant de Cuiabá, les usagers peuvent profiter d’espaces extérieurs ombragés et respirants.

La lumière filtrée par l’atrium et les terrasses végétalisées brouillent la frontière entre intérieur et extérieur. Les espaces de travail s’ouvrent sur des vues apaisantes vers les jardins, transformant l’expérience du bureau en immersion quotidienne dans la nature.

Bois et béton pour une structure hybride

Sur le plan constructif, Solum adopte une hybridation bois-béton, le bois lamellé-croisé pour la légèreté et la réduction du carbone incorporé, le béton pour la résistance et la pérennité. Ce choix matériel traduit la volonté du cabinet de réduire l’empreinte environnementale sans compromettre la performance structurelle. Il établit aussi un modèle reproductible pour une nouvelle génération de bâtiments brésiliens plus sobres et plus intégrés à l’environnement.

Le premier jalon d’un campus écologique

Solum est le premier bâtiment d’un ensemble de trois structures interconnectées, conçu avec Victor Ortiz et Obreval Arquitetura. Ces bâtiments formeront un campus autosuffisant organisé autour d’un lac, régulateur naturel de température et cœur social du site.

Avec sa stratégie de ventilation biomimétique et sa conception axée sur le bien-être collectif, Solum démontre comment l’architecture peut rétablir l’équilibre écologique tout en façonnant un lieu de travail contemporain. Ce premier bâtiment marque un tournant vers un urbanisme résilient et intégré à la nature au Brésil.


Architectes : Leinemann | Ortiz

Crédits photos : Mir.no


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