{"id":11804,"date":"2020-01-31T14:00:01","date_gmt":"2020-01-31T13:00:01","guid":{"rendered":"https:\/\/archibat.com\/blog\/?p=11804"},"modified":"2020-02-03T10:51:48","modified_gmt":"2020-02-03T09:51:48","slug":"les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/","title":{"rendered":"Les expositions qui se terminent en f\u00e9vrier !"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2022 Kiki Smith, Monnaie de Paris, jusqu\u2019au 9 f\u00e9vrier 2020<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019exposition Kiki Smith \u00e0 la Monnaie de Paris, est exceptionnelle \u00e0 plus d\u2019un titre. Elle l\u2019est d\u00e9j\u00e0 parce que l\u2019institution, qui nous proposait une programmation originale et pointue, a annonc\u00e9 qu\u2019elle serait la derni\u00e8re, tout du moins sous cette forme. Elle l\u2019est aussi par l\u2019ampleur de cette pr\u00e9sentation monographique consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019artiste d\u2019origine allemande, vivant \u00e0 New York. L\u2019exposition rassemble une centaine d\u2019\u0153uvres du d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 \u00e0 nos jours. Elle met en valeur la diversit\u00e9 des m\u00e9diums maitris\u00e9s par Kiki Smith, comme le verre, la tapisserie, la porcelaine, le bronze, le pl\u00e2tre, la cire, le papier, \u2026. Le parcours met en valeur les centres d\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019artiste, comme le corps humain, la femme, l\u2019enfance &#8211; et plus particuli\u00e8rement les souvenirs de la sienne, le cosmos, la relation avec la nature, la mort, la religion\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Dans son \u0153uvre, Kiki Smith oscille entre le v\u00e9g\u00e9tal et le visc\u00e9ral, entre le microscopique et le cosmologique, entre le f\u00e9minin et le masculin, entre l\u2019enfance et l\u2019adulte, entre le spirituel et le corporel, entre le d\u00e9coratif et l\u2019artistique, entre l\u2019humain et l\u2019animal. Elle convoque dans son r\u00e9pertoire aussi bien des personnes de son entourage que des grandes figures bibliques ou des personnages de contes. Elle recherche une unit\u00e9, une harmonie, un dialogue apais\u00e9. Dans le m\u00eame esprit, les \u0153uvres ne sont pas pr\u00e9sent\u00e9es selon un parcours chronologique ou th\u00e9matique mais plut\u00f4t de fa\u00e7on \u00e0 s\u2019interpeller, \u00e0 s\u2019entrechoquer et \u00e0 s\u2019entrecroiser.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes transport\u00e9s dans l\u2019univers de Kiki Smith, s\u00e9duits par son incroyable habilit\u00e9 \u00e0 faire vibrer la mati\u00e8re et compl\u00e8tement envo\u00fbt\u00e9s par ses \u0153uvres si humaines, charnelles, oniriques, f\u00e9ministes, f\u00e9eriques et touchantes.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"155\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.37.28-720x155.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-11809\" srcset=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.37.28-720x155.png 720w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.37.28-300x64.png 300w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.37.28-768x165.png 768w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.37.28.png 1010w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption>Untitled III, Upside down body with beads, 1993; Usher with Handkerchief, 2003; Blue girl, 1998; motif repris dans la sc\u00e9nographie,; Sky, 2012; Rapture, 2001; Kiki Smith Gallery.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2022 Greco, Galeries Nationales du Grand-Palais, jusqu\u2019au 10 f\u00e9vrier 2020<\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le Grand Palais met en avant l\u2019artiste cr\u00e9tois Dom\u00ednikos Theotok\u00f3poulos, dit Le Greco. L\u2019exposition monographique permet de d\u00e9couvrir l\u2019\u00e9volution stylistique du peintre, dernier grand ma\u00eetre de la Renaissance qui fait le lien avec le Si\u00e8cle d\u2019Or espagnol. Le parcours est chronologique, mais se veut \u00e9galement th\u00e9matique et analytique. Nous d\u00e9couvrons ainsi Le Greco \u00e0 Candie, actuelle H\u00e9raklion, en Cr\u00e8te o\u00f9 il se forme dans la tradition byzantine des ic\u00f4nes. Il rejoint Venise r\u00eavant de gloire et de reconnaissance. Il d\u00e9couvre les couleurs de Titien, le style dynamique de Tintoret, les perspectives de Bordone, et le clair obscur de Bassano. <\/p>\n\n\n\n<p>Cependant la concurrence est rude et les artistes nombreux \u00e0 Venise. Il tente sa chance \u00e0 Rome, o\u00f9 il parfait son apprentissage. Il pratique essentiellement sur panneau de bois, dans la tradition des peintures d\u2019ic\u00f4nes et ne ma\u00eetrise pas la peinture \u00e0 fresque. Il ne re\u00e7oit donc pas de commandes de grands d\u00e9cors. Le Greco assoit cependant sa r\u00e9putation \u00e0 la fois de portraitiste mais aussi de personnage arrogant et difficile. Il ne r\u00e9ussit pas \u00e0 se d\u00e9marquer en Italie, dans un milieu trop concurrentiel, o\u00f9 il demeure un \u00e9tranger. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Vers 1576, il r\u00e9pond alors \u00e0 l\u2019appel de Philippe II, roi d\u2019Espagne, qui cherche des peintres pour d\u00e9corer le monast\u00e8re de l\u2019Escorial. Il s\u2019installe \u00e0 Tol\u00e8de, propose des \u0153uvres au roi et au chanoine de la cath\u00e9drale. Il peint \u00e9galement pour une client\u00e8le lettr\u00e9e. Le d\u00e9veloppement de la d\u00e9votion priv\u00e9e lui assure des commandes \u00e0 tel point qu\u2019il ouvre un atelier pour y r\u00e9pondre. Comme c\u2019est le cas dans la production d\u2019ic\u00f4nes, il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 varier autour d\u2019un motif et \u00e0 en proposer plusieurs alternatives. En travaillant ainsi en vase clos, en s\u2019auto-citant et en imposant un langage qui lui est propre, il s\u2019isole des autres artistes contribuant \u00e0 faire de lui un \u00e9ternel inclassable. Lorsqu\u2019il meurt dans son fief de Tol\u00e8de, il n\u2019a pas de filiation directe; son oeuvre originale ne trouve pas d\u2019\u00e9chos parmi les peintres du d\u00e9but du XVII\u00e8me si\u00e8cle. Cependant il s\u00e9duira les artistes de la modernit\u00e9, C\u00e9zanne notamment pour le travail sur la s\u00e9rie et pour la d\u00e9construction de l\u2019image ou encore Picasso qui s\u2019en inspirera pour sa p\u00e9riode bleue et m\u00eame le cubisme.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le parcours est intelligent et nous permet de comprendre ce qui est en jeu dans l\u2019\u0153uvre de Greco. Nous percevons son originalit\u00e9, nous sommes frapp\u00e9s par l\u2019intensit\u00e9 des couleurs, par son approche des corps et de l\u2019espace. Chez Greco, c\u2019est l\u2019image, sa force et sa sensation qui priment plus que la repr\u00e9sentation. Cela en fait un peintre hors du temps, intemporel et moderne.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"151\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.37.43-720x151.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-11813\" srcset=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.37.43-720x151.png 720w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.37.43-300x63.png 300w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.37.43-768x161.png 768w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.37.43.png 1011w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption>Saint Martin et le mendiant, 1597, National Gallery of Art, Washington; L\u2019agonie du Christ au jardin des oliviers, 1590, Toledo museum of art; La Vierge Marie, 1590, mus\u00e9e des Beaux-Arts de Strasbourg; Portrait du Cardinal Nino de Guevara, 1600, Metropolitan<br>Museum of Art, New York; Jeune gar\u00e7on soufflant sur une braise, 1569, collection Colomer, Madrid; L\u2019ouverture du cinqui\u00e8me sceau, 1610, Metropolitan Museum of Art, New York.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2022 Chine, 1948-1949 | 1958, Fondation Henri Cartier-Bresson, jusqu\u2019au 9 f\u00e9vrier 2020<\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La fondation Henri Cartier-Bresson s\u2019int\u00e9resse aux liens entre la Chine et le photographe. Le 25 novembre 1948, le magazine Life commande \u00e0 Henri Cartier-Bresson, alors en voyage en Asie, un reportage sur l\u2019arriv\u00e9e des troupes mao\u00efstes \u00e0 P\u00e9kin, enclave nationaliste. S\u2019il pensait rester deux semaines, il restera dix mois en Chine, principalement autour de Shanghai. Il est le t\u00e9moin notamment de la chute de la ville de Nankin, des p\u00e8lerinages bouddhistes de Hangchow avant d\u2019\u00eatre bloqu\u00e9 \u00e0 Shanghai, sous contr\u00f4le communiste, pendant quatre mois. Il peut quitter la Chine quelques jours avant la proclamation de la R\u00e9publique Populaire de Chine, le 1er octobre 1949. Pendant son long s\u00e9jour, il est plut\u00f4t libre de ses prises de vues. Il relate la mise en place du nouveau r\u00e9gime tout en t\u00e9moignant du mode de vie chinois traditionnel. Ses photographies sont publi\u00e9es dans Life mais \u00e9galement dans plusieurs magazines internationaux d\u2019actualit\u00e9. Elles rencontrent un vrai succ\u00e8s et se r\u00e9v\u00e8lent \u00eatre un moment fondateur de l\u2019histoire du photojournalisme. En 1947, Henri Cartier-Bresson avait d\u2019ailleurs co-fond\u00e9 l\u2019agence Magnum en ayant l\u2019ambition de partager des images moins tape \u00e0 l\u2019oeil, ne reposant pas sur l\u2019\u00e9v\u00e9nementiel mais sur l\u2019humanisme et la po\u00e9sie. Ces pr\u00e9ceptes sont pr\u00e9sents dans les photographies expos\u00e9es ici.<\/p>\n\n\n\n<p><br>En 1958, pour les dix ans du r\u00e9gime mao\u00efste, Henri Cartier-Bresson retourne en Chine. Cependant les mentalit\u00e9s ont chang\u00e9 et il doit \u00eatre accompagn\u00e9\/ surveill\u00e9 par un guide. Ses trajets sont programm\u00e9s, les \u00e9v\u00e8nements qu\u2019il visite sont s\u00e9lectionn\u00e9s et doivent glorifier les r\u00e9sultats de la R\u00e9volution : grands travaux, exploitations de p\u00e9trole, communes rurales mod\u00e8les, complexes sid\u00e9rurgiques,\u2026 Cependant il r\u00e9ussit \u00e0 partager les aspects moins positifs du r\u00e9gime. Ce reportage sera \u00e0 nouveau un grand succ\u00e8s de presse. Ainsi les clich\u00e9s que Henri Cartier-Bresson partage contribueront \u00e0 fixer l\u2019image de la Chine mao\u00efste dans notre imaginaire occidental. L\u2019exposition est passionnante, elle nous parle de photojournalisme autant que de censure, d\u2019art autant que d\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"102\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.00-1-720x102.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-11815\" srcset=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.00-1-720x102.png 720w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.00-1-300x42.png 300w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.00-1-768x108.png 768w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.00-1.png 1007w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption>D\u00e9fil\u00e9 de c\u00e9l\u00e9bration du 9\u00e8me anniversaire de la R\u00e9publique populaire de Chine, 1958; Incitation \u00e0 la production, 1958; Marchand de brosses, 1949; Parade contre l\u2019inflation, 1949; Ancien eunuque du palais imp\u00e9rial, 1948; P\u00e8lerinages bouddhistes de Hangchow, 1949; collection fondation Henri Cartier-Bresson.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2022 L\u2019\u00e2ge d\u2019or de la peinture anglaise, de Reynolds \u00e0 Turner, mus\u00e9e du Luxembourg, jusqu\u2019au 16 f\u00e9vrier 2020<\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le mus\u00e9e du Luxembourg propose, en collaboration avec la Tate Britain de Londres, une exposition consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00c2ge d\u2019or de la peinture anglaise, soit de 1760 \u00e0 1820 pendant le r\u00e8gne de Georges III. Son long r\u00e8gne favorise l\u2019affirmation du pays sur la sc\u00e8ne internationale, et ainsi une transformation de la soci\u00e9t\u00e9. Les peintres de cette g\u00e9n\u00e9ration recherchent une identit\u00e9 et un style purement britanniques. L\u2019art sort de la sph\u00e8re priv\u00e9e et devient public, notamment par la cr\u00e9ation de soci\u00e9t\u00e9s d\u2019artistes et l\u2019organisation d\u2019expositions. La Royal Academy of Arts fond\u00e9e en 1768 sur le mod\u00e8le fran\u00e7ais t\u00e9moigne de cette volont\u00e9 de la part des artistes de s\u2019affirmer comme un groupe uni et organis\u00e9. La client\u00e8le des peintres se compose essentiellement de l\u2019\u00e9lite aristocratique et des nouvelles fortunes issues de l\u2019industrie et du commerce. Les peintres s\u2019adaptent et sont d\u00e9pendants des caprices du march\u00e9 de l\u2019art et des modes. L\u2019exposition nous d\u00e9taille les \u00e9volutions du go\u00fbt, li\u00e9es \u00e0 celles de la soci\u00e9t\u00e9 et de la politique.<br>Le parcours de l\u2019exposition est chronologique et nous propose sept \u00e9tapes, qui tour \u00e0 tour mettent en valeur une ou deux figures de la sc\u00e8ne artistique. Nous d\u00e9butons ainsi notre visite par les deux piliers de l\u2019affirmation du style anglais, Reynolds et Gainsborough.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, nous assistons au succ\u00e8s des portraits dans une soci\u00e9t\u00e9 prosp\u00e8re qui m\u00e8neront au \u00ab conversation pieces \u00bb, portraits de groupe souvent familiaux : l\u2019espace priv\u00e9 gagne en importance pour cette g\u00e9n\u00e9ration qui a fait fortune gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement \u00e9conomique de l\u2019Angleterre. Cependant la nature est \u00e9galement un th\u00e8me appr\u00e9ci\u00e9. Elle permet de s\u2019\u00e9loigner de la repr\u00e9sentation acad\u00e9mique pour une approche plus subjective. De plus, ces sujets n\u2019\u00e9tant pas soumis aux attentes d\u2019un commanditaire comme c\u2019est le cas pour les portraits, l\u2019artiste s\u2019exprime plus librement. La vitalit\u00e9 de la peinture de paysage est renforc\u00e9e par la pratique renouvel\u00e9e de l\u2019aquarelle, notamment chez Turner. L\u2019exposition n\u2019oublie pas l\u2019Empire colonial de l\u2019Angleterre et montre comment les conventions de la peinture ont \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9es localement pour d\u00e9voiler les dures r\u00e9alit\u00e9s du colonialisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin l\u2019exposition s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la peinture d\u2019histoire, genre boud\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 britannique jusqu\u2019\u00e0 ce que le th\u00e9\u00e2tre fournisse des sujets fantastiques ou dramatiques \u00e0 des peintres comme Fuseli ou participe au go\u00fbt pour le sensationnel qu\u2019affectionne John Martin.<br>La s\u00e9lection de tableaux est int\u00e9ressante, aussi vari\u00e9e que peut l\u2019\u00eatre une production souvent redondante puisque assujettie \u00e0 des effets de mode et \u00e0 des commandes aux termes stricts. Nous comprenons la sensibilit\u00e9 britannique et surtout le lien avec les \u00e9volutions de la soci\u00e9t\u00e9. Cette exposition est une introduction plaisante \u00e0 la peinture anglaise.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"134\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.12-720x134.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-11817\" srcset=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.12-720x134.png 720w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.12-300x56.png 300w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.12-768x143.png 768w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.12.png 1008w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption>La destruction de Pomp\u00e9\u00ef et d\u2019Herculanum, John Martin, 1822; Tom Hayley sous les traits de Robin Goodfellow, George Romney, 1789; Miss Crewe, Joshua Reynolds, 1775; Couple de foxhounds, George Stubbs, 1792; Mrs Robert Trotter, George Romney, 1788. Tate Britain, Londres.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2022 Cruels objets du d\u00e9sir, Giacometti &#8211; Sade, Institut Giacometti, jusqu\u2019au 16 f\u00e9vrier 2020<\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">L\u2019institut Giacometti nous fait d\u00e9couvrir les oeuvres de l\u2019artiste suisse, librement inspir\u00e9es par les \u00e9crits de Sade. L\u2019exposition rassemble des sculptures, des photographies d\u2019\u0153uvres disparues et des carnets de dessins r\u00e9alis\u00e9s entre 1929 et 1934. Pendant cette p\u00e9riode, Alberto Giacometti se rapproche pour un temps de la mouvance surr\u00e9aliste. Lui et ses amis Georges Bataille, Andr\u00e9 Masson, Salvador Dali ou encore Luis Bu\u00f1uel red\u00e9couvrent les textes du philosophe libertin, le marquis de Sade. Ce dernier les enchante par sa libert\u00e9 de pens\u00e9e et de ton. Giacometti qui s\u2019attachait \u00e0 reproduire des formes d\u2019apr\u00e8s nature,s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la part du r\u00eave et de l\u2019inconscient dans la cr\u00e9ation. Dans ses carnets, on d\u00e9chiffre des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 Sade. Il esquisse \u00e9galement des croquis de sculptures \u00e0 forte charge \u00e9rotique : organes sexuels simplifi\u00e9s, mises en sc\u00e8ne assez violentes,\u2026 Dans ses sculptures, il propose des repr\u00e9sentations symboliques \u00e9voquant la p\u00e9n\u00e9tration, le viol, voire m\u00eame le meurtre, jouissance ultime du plaisir sadien, qui fait co\u00efncider le plaisir et la mort. Le corps est \u00e9voqu\u00e9 par des d\u00e9tails organiques, la sexualit\u00e9 est envisag\u00e9e comme une lutte, une tension, une opposition entre les sexes. Il nomme cette s\u00e9rie d\u2019oeuvres Objets mobiles et muets: le double sens et l\u2019humour noir sous-jacent sont proches de ceux des surr\u00e9alistes et la forme appelle l\u2019abstraction sans non plus y basculer compl\u00e8tement. Cependant dans ces \u0153uvres, si la confrontation est sugg\u00e9r\u00e9e, elle n\u2019\u00e9clate pas. Il y a une tension palpable, presque frustrante qui marque la limite entre fantasme et r\u00e9alit\u00e9. Cette production peu connue de Giacometti et son sous-texte sadien permettent une approche vraiment originale de l\u2019artiste, loin de l\u2019id\u00e9e que nous pouvons nous faire de lui. Nous d\u00e9couvrons une nouvelle facette. L\u2019exposition n\u2019est pour autant pas scolaire et laisse la place \u00e0 la d\u00e9ambulation et \u00e0 la contemplation loin de tout discours. Cette petite exposition est \u00e9galement l\u2019occasion de d\u00e9couvrir le charmant h\u00f4tel particulier class\u00e9 de style Art D\u00e9co qui abrite l\u2019institut.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"196\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.27-720x196.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-11819\" srcset=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.27-720x196.png 720w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.27-300x82.png 300w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.27-768x209.png 768w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.27.png 1009w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption>Femme tenant l\u2019objet d\u00e9sagr\u00e9able, Man Ray, 1931; Boule suspendue, Alberto Giacometti, 1930; Femme \u00e9gorg\u00e9e, Alberto Giacometti, 1933; Homme \u00e9tranglant une femme, Alberto Giacometti, n.d.; Institut Giacometti; Homme et femme, Alberto Giacometti, 1928, Mus\u00e9e national Georges Pompidou.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2022 Luca Giordano, le triomphe de la peinture napolitaine, Petit Palais, jusqu\u2019au 23 f\u00e9vrier 2020<\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de sa saison napolitaine, organis\u00e9e avec le mus\u00e9e de Capodimonte \u00e0 Naples, le Petit Palais nous invite \u00e0 une r\u00e9trospective consacr\u00e9e au peintre du XVII\u00e8me si\u00e8cle, Luca Giordano. Quatre-vingt dix \u0153uvres, des tableaux, dont certains au format monumental, et des dessins, nous permettent de d\u00e9couvrir le peintre napolitain mais \u00e9galement certains de ses contemporains. Le parcours de l\u2019exposition est chronologique. Nous voyons Giordano gagner en dext\u00e9rit\u00e9 et en renomm\u00e9e tout en restant perm\u00e9able aux courants stylistiques de son \u00e9poque. Il se forme \u00e0 Naples en observant les oeuvres de Jusepe de Ribera dont il emprunte la maitrise du t\u00e9n\u00e9brisme. Il copie Rapha\u00ebl, Titien, D\u00fcrer. Dans le cadre de sa formation, il part \u00e0 Rome o\u00f9 il d\u00e9couvre les formes et couleurs baroques. Il est tr\u00e8s marqu\u00e9 par Peter Paul Rubens et Pierre de Cortone. Il s\u2019\u00e9loigne alors du naturalisme et privil\u00e9gie un style clair, lumineux et dynamique, parfaitement adapt\u00e9 aux grandes compositions d\u00e9coratives ou religieuses. De retour \u00e0 Naples, il assoit sa r\u00e9putation et re\u00e7oit de nombreuses commandes, d\u2019\u00e9glises napolitaines mais aussi de toute l\u2019Italie. Il alterne entre toiles d\u2019autel monumentales aux compositions baroques, tableaux de plus petit format aux sujets tourment\u00e9s ou sensuels. L\u2019exposition s\u2019int\u00e9resse aux diff\u00e9rentes iconographies, en mettant en parall\u00e8le les propositions de Luca Giordano avec celles de ses contemporains.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi nous prenons conscience de l\u2019\u00e9volution du baroque, du glissement au cours du si\u00e8cle entre des sujets exclusivement religieux \u00e0 des th\u00e9matiques plus profanes. Il r\u00e9pond \u00e0 l\u2019appel de Charles II d\u2019Espagne et entre 1692 et 1702, il r\u00e9alise des d\u00e9cors pour le monast\u00e8re de l\u2019Escorial ou la cath\u00e9drale de Tol\u00e8de. Avec lui c\u2019est toutes les innovations du baroque romain qui traversent la M\u00e9diterran\u00e9e. La tradition d\u00e9corative espagnole privil\u00e9giait la mise en valeur des sc\u00e8nes sur les plafonds par des architectures feintes.<\/p>\n\n\n\n<p>Giordano impose un style lumineux, a\u00e9rien et insouciant de toute contrainte spatiale. Giordano rentre \u00e0 Naples et r\u00e9pond \u00e0 une derni\u00e8re commande pour l\u2019\u00e9glise des Girolamini. Ces tableaux ont un aspect non fini et une composition tr\u00e8s libre pour qui la limite du cadre n\u2019est pas une contrainte. Cependant le go\u00fbt napolitain est en passe d\u2019\u00e9voluer et le retour \u00e0 un rendu plus naturel des expressions et \u00e0 une plus grande clart\u00e9 des formes est pl\u00e9biscit\u00e9. Luca Giordano d\u00e9c\u00e8de trois ans apr\u00e8s son retour \u00e0 Naples. Ses \u0153uvres sont pr\u00e9sentes partout dans la ville; son influence sera encore d\u00e9terminante sur les g\u00e9n\u00e9rations de peintres suivants dont certains ne viennent \u00e0 Naples que pour admirer ses toiles. Son h\u00e9ritage d\u00e9passe le Seicento.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019exposition nous plonge dans le XVII\u00e8me si\u00e8cle napolitain. Elle nous parle intelligemment de la Contre-R\u00e9forme et du renouveau de l\u2019iconographie religieuse. Elle nous brosse un portrait de la soci\u00e9t\u00e9 italienne et nous relate des \u00e9v\u00e9nements marquants comme la Peste de 1956. A travers la figure de Luca Giordano, c\u2019est tous ses contemporains que nous observons. De plus, comme souvent au Petit Palais, la sc\u00e9nographie est \u00e9tudi\u00e9e. Elle rappelle l\u2019architecture des palais, des \u00e9glises, des salons, des oratoires ou pi\u00e8ces de r\u00e9ception qui accueillent d\u2019ordinaire les oeuvres pr\u00e9sent\u00e9es. Les perspectives et ouvertures entre les salles sont pens\u00e9es pour permettre aux \u0153uvres de se parler. La lumi\u00e8re contribue \u00e9galement \u00e0 une exposition maitris\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"198\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.41-720x198.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-11821\" srcset=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.41-720x198.png 720w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.41-300x83.png 300w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.41-768x212.png 768w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.41.png 1009w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption>Sainte Lucie conduite au martyre, 1659, Museo e Real Bosco di Capodimonte; Saint Michel Archange chassant les anges rebelles, 1657, Chiesa dell\u2019Ascensione, Naples; En\u00e9e rendu immortel par V\u00e9nus, 1685, Museo civile di Palazzo chiericati, Vicence; Madone au rosaire, 1657, Museo e Real Bosco di Capodimonte.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2022 Jules Adler, Mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire du juda\u00efsme, jusqu\u2019au 23 f\u00e9vrier 2020<\/h2>\n\n\n\n<p>Le Mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire du juda\u00efsme accueille une exposition monographique consacr\u00e9e \u00e0 Jules Adler. Ce peintre de la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle a repr\u00e9sent\u00e9 les bouleversements de son temps, si bien que certaines de ses \u0153uvres illustrent les livres d\u2019histoire. Pourtant son nom est souvent m\u00e9connu. La r\u00e9trospective du MAHJ, avec pr\u00e8s de 200 peintures, dessins, gravures et documents, est la premi\u00e8re de cette envergure \u00e0 lui \u00eatre consacr\u00e9. Jules Adler est un peintre naturaliste, dans la lign\u00e9e des peintres de la r\u00e9alit\u00e9, initi\u00e9e par Gustave Courbet. Dreyfusard, il adopte un point de vue tr\u00e8s marqu\u00e9, et s\u2019int\u00e9resse aux figures du peuple: les ouvriers des manufactures et des mines, les travailleurs parisiens aux petits m\u00e9tiers de rue, les paysans, les marins, les personnes en marge. S\u2019il \u00e9tait reconnu par ses pairs, \u00e0 la fin de sa carri\u00e8re, il se d\u00e9tache des avant-gardes et s\u2019int\u00e9resse de plus en plus aux repr\u00e9sentations du monde rural. La jeune g\u00e9n\u00e9ration l\u2019oublie peu \u00e0 peu. <\/p>\n\n\n\n<p>Le parcours \u00e0 tendance chronologique est en douze \u00e9tapes et permet \u00e0 chacune d\u2019elle d\u2019approfondir un th\u00e8me. Rien que le sujet des sections est \u00e9clairant pour comprendre qui est Jules Adler: les ann\u00e9es de jeunesse; son attachement \u00e0 sa r\u00e9gion natale, la Franche-Comt\u00e9; son sujet de pr\u00e9dilection, les humbles; le monde des mines; l\u2019affaire Dreyfus; la Premi\u00e8re Guerre mondiale; la jud\u00e9it\u00e9 d\u2019Adler et son impact dans la perception du monde; les rues de Paris; les paysans et les marins; le chemineau (vagabond qui parcourait les campagnes en recherche d\u2019emplois journaliers); la Seconde Guerre mondiale et l\u2019internement d\u2019Adler alors \u00e2g\u00e9 de 75 ans et de sa femme. Enfin en conclusion, nous nous demandons si Jules Adler peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un peintre d\u2019histoire, le genre par excellence en peinture jusqu\u2019\u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle. Les tableaux de Jules Adler empreints d\u2019humanisme sont touchants et puissants. A travers ses toiles nous d\u00e9couvrons le Paris et le monde des campagnes de la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle et nous posons un \u0153il neuf sur des \u00e9v\u00e8nements historiques ou des luttes sociales embl\u00e9matiques.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"126\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.54-720x126.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-11823\" srcset=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.54-720x126.png 720w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.54-300x53.png 300w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.54-768x135.png 768w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.38.54.png 1004w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption>La gr\u00e8ve au Creusot, 1899, mus\u00e9e des Beaux-Arts de Pau; Deuil en Limousin, 1931, mus\u00e9e de la Tour des Echevins, Luxeuil-les-Bains; Paris vu du Sacr\u00e9-Coeur, 1936, mus\u00e9e des Beaux-Arts de Dole; Les Haleurs, 1904, mus\u00e9e de la Tour des Echevins, Luxeuil-les-Bains; Paysage de Paris, les fum\u00e9es, 1924, mus\u00e9e des Ursulines, M\u00e2con.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2022 Picasso, Tableaux magiques, au mus\u00e9e Picasso, jusqu\u2019au 23 f\u00e9vrier 2020<\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le mus\u00e9e Picasso se penche sur les \u00ab tableaux magiques \u00bb de l\u2019artiste espagnol. Entre 1926 et 1930, Picasso se consacre \u00e0 un cycle d\u2019\u0153uvres bien distinct dans sa cr\u00e9ation. Il produit environ cent cinquante peintures, repr\u00e9sentant essentiellement des t\u00eates ou des corps f\u00e9minins. Il exp\u00e9rimente, il \u00e9labore un syst\u00e8me complexe de signes, il privil\u00e9gie des lignes sinueuses qui cr\u00e9ent des double profils, il permute les traits anatomiques,\u2026 Chaque \u0153uvre semble d\u00e9couler de la pr\u00e9c\u00e9dente comme une pratique sous transe cr\u00e9atrice. C\u2019est l\u2019\u00e9diteur et critique Christian Zervos qui parlera de la production de cette p\u00e9riode comme \u00e9tant des \u00abtableaux magiques\u00bb, car cr\u00e9\u00e9s selon lui par l\u2019imagination d\u2019un magicien capable d\u2019influencer les pens\u00e9es de celui qui regarde la toile. Le parcours est chronologique ; il retrace le travail de Picasso sur la p\u00e9riode, explique les influences de chaque \u0153uvre et d\u00e9taille en parall\u00e8le les analyses et r\u00e9actions du monde de l\u2019art. Nous suivons au fur et \u00e0 mesure des salles la pens\u00e9e de Picasso, ses recherches et ses essais. Nous le voyons c\u00f4toyer le surr\u00e9alisme, s\u2019int\u00e9resser aux arts extras-occidentaux, multiplier les repr\u00e9sentations de ses motifs f\u00e9tiches. Nous ne pouvons qu\u2019\u00eatre fascin\u00e9s, comme souvent avec Picasso, par sa puissance cr\u00e9ative, son aptitude \u00e0 renouveler les formes.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"127\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.39.26-720x127.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-11825\" srcset=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.39.26-720x127.png 720w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.39.26-300x53.png 300w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.39.26-768x135.png 768w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2020-01-31-a\u0300-13.39.26.png 1009w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption>T\u00eate de femme, 1929, Fondation Almine y Bernard Ruiz-Picasso, Madrid; Visage d\u2019Arlequin, 1927, collection particuli\u00e8re; T\u00eate, Marie- Th\u00e9r\u00e8se, 1927, collection particuli\u00e8re; Dormeuse, 1927, Mus\u00e9e national Picasso-Paris; Sc\u00e8ne de d\u00e9collation, 1927, Mus\u00e9e national<br> Picasso-Paris; Femme \u00e0 la collerette, 1926, Mus\u00e9e national Picasso-Paris; Nu sur fond blanc, 1927, Mus\u00e9e national Picasso-Paris.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Et \u00e0 retrouver sur ArchibatMag:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><a href=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/du-douanier-rousseau-a-seraphine-les-grands-maitres-naifs\/\">Du Douanier Rousseau \u00e0 S\u00e9raphine<\/a>, les grands ma\u00eetres na\u00effs, Mus\u00e9e Maillol, prolong\u00e9e jusqu\u2019au 23 f\u00e9vrier 2020<\/li><\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><a href=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/le-monde-nouveau-de-charlotte-perriand-a-la-fondation-louis-vuitton\/\">Le monde nouveau de Charlotte Perriand<\/a>, Fondation Louis Vuitton jusqu\u2019au 24 f\u00e9vrier 2020<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><em>Article r\u00e9dig\u00e9 par Amelie Hautemaniere &#8211; Photos de l&rsquo;auteur.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u2022 Kiki Smith, Monnaie de Paris, jusqu\u2019au 9 f\u00e9vrier 2020 L\u2019exposition Kiki Smith \u00e0 la Monnaie de Paris, est exceptionnelle \u00e0 plus d\u2019un titre. Elle\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":11834,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[2360],"tags":[1258,2406],"class_list":["post-11804","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-expositions","tag-exposition","tag-fevrier"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v24.8.1 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Les expositions qui se terminent en f\u00e9vrier ! &#8211; ArchiBat Mag<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Les expositions qui se terminent en f\u00e9vrier ! &#8211; ArchiBat Mag\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"\u2022 Kiki Smith, Monnaie de Paris, jusqu\u2019au 9 f\u00e9vrier 2020 L\u2019exposition Kiki Smith \u00e0 la Monnaie de Paris, est exceptionnelle \u00e0 plus d\u2019un titre. Elle\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"ArchiBat Mag\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2020-01-31T13:00:01+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2020-02-03T09:51:48+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/phoro.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1903\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"1632\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"communication\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"communication\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"19 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/\",\"url\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/\",\"name\":\"Les expositions qui se terminent en f\u00e9vrier ! &#8211; ArchiBat Mag\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/phoro.jpg\",\"datePublished\":\"2020-01-31T13:00:01+00:00\",\"dateModified\":\"2020-02-03T09:51:48+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/#\/schema\/person\/c246f0d63b5e719c2cbe4f9bd494bf12\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/phoro.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/phoro.jpg\",\"width\":1903,\"height\":1632},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Les expositions qui se terminent en f\u00e9vrier !\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/#website\",\"url\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/\",\"name\":\"ArchiBat Mag\",\"description\":\"Vous souhaitez connaitre les derni\u00e8res actualit\u00e9s sur l\u2019Architecture, le Design ou les Ressources Humaines ? D\u00e9couvrez ArchiBat Mag, le magazine d\u00e9di\u00e9 aux m\u00e9tiers de l&#039;Architecture et de l&#039;Ing\u00e9nierie.\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/archibat.com\/blog\/#\/schema\/person\/c246f0d63b5e719c2cbe4f9bd494bf12\",\"name\":\"communication\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Les expositions qui se terminent en f\u00e9vrier ! &#8211; ArchiBat Mag","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Les expositions qui se terminent en f\u00e9vrier ! &#8211; ArchiBat Mag","og_description":"\u2022 Kiki Smith, Monnaie de Paris, jusqu\u2019au 9 f\u00e9vrier 2020 L\u2019exposition Kiki Smith \u00e0 la Monnaie de Paris, est exceptionnelle \u00e0 plus d\u2019un titre. Elle\u2026","og_url":"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/","og_site_name":"ArchiBat Mag","article_published_time":"2020-01-31T13:00:01+00:00","article_modified_time":"2020-02-03T09:51:48+00:00","og_image":[{"width":1903,"height":1632,"url":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/phoro.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"communication","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"communication","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"19 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/","url":"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/","name":"Les expositions qui se terminent en f\u00e9vrier ! &#8211; ArchiBat Mag","isPartOf":{"@id":"https:\/\/archibat.com\/blog\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/phoro.jpg","datePublished":"2020-01-31T13:00:01+00:00","dateModified":"2020-02-03T09:51:48+00:00","author":{"@id":"https:\/\/archibat.com\/blog\/#\/schema\/person\/c246f0d63b5e719c2cbe4f9bd494bf12"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/#primaryimage","url":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/phoro.jpg","contentUrl":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/phoro.jpg","width":1903,"height":1632},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-qui-se-terminent-en-fevrier\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/archibat.com\/blog\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Les expositions qui se terminent en f\u00e9vrier !"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/archibat.com\/blog\/#website","url":"https:\/\/archibat.com\/blog\/","name":"ArchiBat Mag","description":"Vous souhaitez connaitre les derni\u00e8res actualit\u00e9s sur l\u2019Architecture, le Design ou les Ressources Humaines ? D\u00e9couvrez ArchiBat Mag, le magazine d\u00e9di\u00e9 aux m\u00e9tiers de l&#039;Architecture et de l&#039;Ing\u00e9nierie.","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/archibat.com\/blog\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/archibat.com\/blog\/#\/schema\/person\/c246f0d63b5e719c2cbe4f9bd494bf12","name":"communication"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11804","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11804"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11804\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11839,"href":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11804\/revisions\/11839"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11834"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11804"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11804"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11804"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}