{"id":13160,"date":"2020-07-31T14:04:03","date_gmt":"2020-07-31T12:04:03","guid":{"rendered":"https:\/\/archibat.com\/blog\/?p=13160"},"modified":"2020-07-31T14:15:28","modified_gmt":"2020-07-31T12:15:28","slug":"les-expositions-a-voir-a-paris-au-mois-daout","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archibat.com\/blog\/les-expositions-a-voir-a-paris-au-mois-daout\/","title":{"rendered":"Les expositions \u00e0 voir \u00e0 Paris au mois d\u2019ao\u00fbt"},"content":{"rendered":"\n<p>Nous vous proposons une s\u00e9lection d\u2019expositions \u00e0 voir \u00e0 Paris durant le mois d\u2019ao\u00fbt. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019exposition <em>Coeurs, du romantisme dans l\u2019art contemporain<\/em>, au mus\u00e9e de la Vie Romantique, jusqu\u2019au 13 septembre.<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour la premi\u00e8re fois de son histoire, le mus\u00e9e de la vie romantique donne la part belle \u00e0 l\u2019art contemporain avec l\u2019exposition <em>Coeurs, du romantisme dans l\u2019art contemporain<\/em>. Une quarantaine d\u2019oeuvres de trente artistes sont rassembl\u00e9es autour du symbole et de la repr\u00e9sentation du coeur. Cela fait \u00e9cho aux collections permanentes de ce charmant mus\u00e9e de la ville de Paris, qui s\u2019int\u00e9resse au romantisme, le courant du XIX\u00e8me si\u00e8cle, caract\u00e9ris\u00e9 par la cons\u00e9cration du sentiment amoureux.  <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le propos s\u2019articule autour des deux approches du coeur : entre vision anatomique et m\u00e9taphore usuelle, il est tour \u00e0 tour per\u00e7u comme l\u2019organe essentiel du corps humain ou comme le centre des \u00e9motions. Si les oeuvres sont toutes d\u2019\u00e9poque actuelle, les m\u00e9dias et mati\u00e8res sont divers : peintures, sculptures, c\u00e9ramiques, photographies, n\u00e9ons, dessins sont mis en valeur sur des cimaises roses et bleues pastels dans l\u2019atelier et jusque dans les salles du b\u00e2timent principal, o\u00f9 elles se d\u00e9tachent parmi les oeuvres et d\u00e9cors XIX\u00e8me si\u00e8cle. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le parcours est en sept \u00e9tapes. La premi\u00e8re <em>C\u0153ur ouvert<\/em> s\u2019int\u00e9resse aux repr\u00e9sentations anatomiques, puis <em>C\u0153ur artiste<\/em> consid\u00e8re le c\u0153ur comme centre de la cr\u00e9ation artistique, suivie de <em>C\u0153ur symbole <\/em>qui retrace le motif du c\u0153ur h\u00e9rit\u00e9 de la feuille de lierre ; celle-ci a la particularit\u00e9 de rester vivace toute l\u2019ann\u00e9e. Ensuite <em>C\u0153ur amoureux<\/em> s\u2019interroge sur les liens entre l\u2019\u00e9tat amoureux qui, en provoquant une acc\u00e9l\u00e9ration du rythme cardiaque, a plac\u00e9 l\u2019organe au centre des passions humaines. La section suivante nous parle de <em>C\u0153ur bris\u00e9<\/em>, les tourments et le chagrin amoureux devenant une source de cr\u00e9ation pour les artistes et \u00e9crivains. Apr\u00e8s les peines de coeur, vient le temps des souvenirs avec <em>C\u0153ur grav\u00e9<\/em> qui explore ce qui reste d\u2019une histoire d\u2019amour. Enfin <em>C\u0153ur \u00e9ternel<\/em> parle des histoires qui  d\u00e9passent la mort et traversent les si\u00e8cles comme Rom\u00e9o et Juliette. La petite s\u00e9lection d\u2019oeuvres couvre ainsi l\u2019\u00e9tendu des \u00e9tats amoureux, de l\u2019\u00e9veil des sentiments \u00e0 la rupture en passant par le coup de foudre, la s\u00e9duction, la d\u00e9claration, l\u2019\u00e9rotisme, la rupture, le deuil, voire l\u2019amour immortel. La visite est tr\u00e8s agr\u00e9able, nous retrouvons des oeuvres iconiques d\u2019artistes incontournables de la cr\u00e9ation actuelle comme Annette Messager, Sophie Calle, Pierre et Gilles ou Fran\u00e7oise P\u00e9trovitch, tout en d\u00e9couvrant quelques nouveaux noms.  <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"159\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo1-1-720x159.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13165\" srcset=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo1-1-720x159.jpg 720w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo1-1-300x66.jpg 300w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo1-1-768x169.jpg 768w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo1-1-1536x339.jpg 1536w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo1-1-2048x452.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption><em>Sleeping heart<\/em>, Annette Messager, 2019, Galerie Marian Goodman ; <em>Dans mes mains<\/em>, Fran\u00e7oise Petrovitch, 2018, Galerie Semiose ; Sans titre; Mrzyk &amp; Morceau, 2017, galerie Air ; <em>Kokoro<\/em>, Jean Michel Othoniel, 2012, collection de l\u2019artiste ; <em>Coeur au repos<\/em>, Annette Messager, 2009, Collection Antoine de Galbert <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019exposition <em>La force du dessin<\/em>, au Petit Palais, jusqu\u2019au 4 octobre.<\/h2>\n\n\n\n<p>Le Petit Palais pr\u00e9sente <em>La force du dessin, chefs d&rsquo;oeuvre<\/em> <em>de la collection Prat.<\/em> Louis-Antoine et V\u00e9ronique Prat ont initi\u00e9 leur collection dans les ann\u00e9es 1970. Elle se concentre sur l\u2019\u00e9cole fran\u00e7aise du XVII\u00e8me si\u00e8cle \u00e0 la toute fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle. Le couple aime particuli\u00e8rement les dessins pr\u00e9paratoires \u00e0 des grands d\u00e9cors ou \u00e0 des oeuvres iconiques de l\u2019histoire de l\u2019art. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Leur collection s\u2019est impos\u00e9e comme l\u2019un des ensembles priv\u00e9s parmi les plus prestigieux au monde. Il a toujours \u00e9t\u00e9 fondamental pour Louis-Antoine et V\u00e9ronique Prat de la partager et de la pr\u00e9senter au public ; ils ont ainsi organis\u00e9 plusieurs expositions \u00e0 travers le monde. En 1995, ils ont m\u00eame eu les honneurs du Louvre. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que le mus\u00e9e exposait une collection priv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le parcours retenu pour l\u2019exposition du Petit Palais est chronologique et nous permet un survol de trois si\u00e8cles d\u2019histoire de l\u2019art en 180 feuilles. Les dessins sont regroup\u00e9es par grands ensembles tous introduits par un texte p\u00e9dagogique.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Nous d\u00e9butons notre visite par <em>Les dessinateurs fran\u00e7ais entre Paris, Rome et la province<\/em> qui \u00e9voque l\u2019attrait pour l\u2019Italie au XVII\u00e8me si\u00e8cle avec des oeuvres de Poussin, de Le Lorrain, de Callot ou encore de Le Sueur et de La Hyre. Puis <em>La couleur face au dessin : Rub\u00e9nistes et Poussinistes<\/em> s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la production sous le r\u00e8gne de Louis XIV et \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement de l\u2019Acad\u00e9mie royale de peinture et de sculpture en 1648 qui marque le triomphe de l\u2019esprit classique. C\u2019est l\u2019\u00e9poque des grands d\u00e9corateurs de Versailles comme Le Brun, Coypel et de La Fosse et du combat entre ligne pure et couleur. Ensuite vient le temps de la R\u00e9gence avec une section sur <em>Watteau et l\u2019art rocaille<\/em> qui met en valeur les f\u00eates galantes et la c\u00e9l\u00e9bration de l\u2019amour, reprise ensuite par Boucher. Les commandes religieuses du clerg\u00e9 favorisent l\u2019art de Restout et de Tr\u00e9moli\u00e8res. Cependant ces th\u00e8mes d\u2019histoires mythologiques ou religieuses lassent la nouvelle bourgeoisie du r\u00e8gne de Louis XV, et dans la seconde moiti\u00e9 du XVIII\u00e8me si\u00e8cle, les sujets de genre h\u00e9rit\u00e9s de la peinture du Nord sont en vogue avec Greuze en figure incontournable. C\u2019est \u00e9galement l\u2019\u00e9poque des fouilles de Pomp\u00e9i et d\u2019Herculanum qui suscitent un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat pour l\u2019antiquit\u00e9 et le voyage \u00e0 Rome et particuli\u00e8rement pour le dessin sur le motif tel que pratiqu\u00e9 par Hubert Robert. La section suivante, <em>Le n\u00e9oclassicisme<\/em> <em>ou le triomphe de la vertu, <\/em>met en avant la figure de Jacques-Louis David. Le d\u00e9but XIX\u00e8me est marqu\u00e9 par l\u2019iconographie autour de la gloire de Napol\u00e9on et des \u00e9l\u00e8ves de David, Girodet et Gros, tandis qu\u2019Ingres et Delacroix s\u2019opposent entre ligne classique et couleurs romantiques. Apr\u00e8s 1850, si ce clivage entre acad\u00e9misme et r\u00e9alisme s\u2019exacerbe en peinture, force est de constater qu\u2019en dessin les approches ne sont pas si oppos\u00e9es entre les peintres dits pompiers et ceux plus officiels. Le XIX\u00e8me si\u00e8cle est \u00e9galement l\u2019\u00e9poque des rapprochements entre art plastique et litt\u00e9rature avec des \u00e9crivains dessinateurs comme Victor Hugo ou Charles Baudelaire. Gustave Moreau et Odilon Redon sont \u00e9galement sensibles aux liens entre l\u2019art et l\u2019\u00e9crit qui nourrira le courant symboliste. Enfin \u00e0 la fin du XIX\u00e8me on distingue les jalons de la modernit\u00e9 du d\u00e9but du si\u00e8cle suivant avec les audaces de Manet ou de Degas, de Rodin ou de Gauguin, de C\u00e9zanne ou de Toulouse Lautrec.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>A chaque section, les artistes en marge des courants officiels sont \u00e9galement cit\u00e9s. Nous constatons que loin de se contenter d\u2019acqu\u00e9rir des grands noms de l\u2019histoire de l\u2019art, les Prat ont souvent pris des risques et se sont laiss\u00e9s tenter tr\u00e8s t\u00f4t par des artistes plus discrets, voire pas encore r\u00e9habilit\u00e9s. Cette prise de risque est inh\u00e9rente \u00e0 l\u2019acte de collectionneur, il aurait \u00e9t\u00e9 int\u00e9ressant que l\u2019exposition s\u2019arr\u00eate davantage sur la strat\u00e9gie d\u2019achat et de constitution d\u2019une collection.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"213\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/PHOTO2x2-720x213.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13167\" srcset=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/PHOTO2x2-720x213.jpg 720w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/PHOTO2x2-300x89.jpg 300w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/PHOTO2x2-768x227.jpg 768w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/PHOTO2x2-1536x455.jpg 1536w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/PHOTO2x2-2048x607.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption><em>Turc tourn\u00e9 vers la droite<\/em>, Girodet, 1798 ; <em>Psych\u00e9 enlev\u00e9 par les Z\u00e9phyrs<\/em>, Prud\u2019hon, 1808 ;<em> Le songe d\u2019Ossian<\/em>, Ingres ; <em>Ugolin<\/em>, Carpeaux; <em>La fortune<\/em>, Prud\u2019hon ; <em>Jeune fille tenant une bouteille<\/em>, Toulouse Lautrec. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019exposition <em>L\u2019exhibitionniste, Christian Louboutin,<\/em> au Palais de la Porte dor\u00e9e, jusqu\u2019au 3 janvier 2021.<\/h2>\n\n\n\n<p>Le Palais de la Porte dor\u00e9e nous propose une exposition consacr\u00e9e au cr\u00e9ateur de souliers Christian Louboutin. Le choix du lieu peut surprendre, pourtant l\u2019artiste est n\u00e9 dans le 12\u00e8me arrondissement de Paris, et \u00e9tait un familier du Palais de la Porte dor\u00e9e, dont les d\u00e9cors le fascinent. L\u2019anecdote veut que lors d\u2019une visite un panneau interdisant le port de talons aiguilles pour pr\u00e9server les mosa\u00efques, l\u2019interpelle et lui inspirera ses escarpins \u00e0 la semelle rouge.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le parcours de l\u2019exposition n\u2019est pas chronologique. Il ne s\u2019agit pas de faire l\u2019inventaire de toutes les cr\u00e9ations de Christian Louboutin mais de d\u00e9couvrir ses inspirations, son processus cr\u00e9atif, et de s\u2019int\u00e9resser aux savoirs faire. Il met \u00e9galement en avant quelques artistes contemporains qui lui sont chers comme David Lynch.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re section <em>Early years<\/em> pr\u00e9sente les tout premier souliers du cr\u00e9ateur dans les ann\u00e9es 80-90. Le ton est alors l\u00e9ger, dr\u00f4le souvent d\u00e9cal\u00e9. La mode est un jeu. La deuxi\u00e8me partie est une salle aux tr\u00e9sors o\u00f9 sont expos\u00e9s les cr\u00e9ations les plus embl\u00e9matiques de Louboutin. Ces souliers sont le fruit d\u2019accomplissements techniques, parlent des th\u00e8mes chers au cr\u00e9ateur comme les voyages, la couture, la fantaisie\u2026 Nous d\u00e9couvrons ensuite la s\u00e9rie des <em>Nudes<\/em>, initi\u00e9e en 2009. Louboutin imagine un soulier couleur chair, qui a pour but de cr\u00e9er un effet d\u2019optique avec la couleur de la jambe pour \u00e9lancer la silhouette. Il d\u00e9cline son mod\u00e8le pour qu\u2019il puisse s\u2019adapter \u00e0 huit carnations diff\u00e9rentes. Cela a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9, notamment aux Etats-Unis comme un acte culturel fort. La partie suivante est compos\u00e9e de petits films, qui retracent les diff\u00e9rentes \u00e9tapes de la fabrication d\u2019un soulier. Le ton y est toujours tr\u00e8s l\u00e9ger bien que p\u00e9dagogique. La cinqui\u00e8me salle est un salon \u00e0 l\u2019anglaise qui semble \u00eatre tr\u00e8s cosy et coquet. Cependant on r\u00e9alise rapidement que chaque \u00e9l\u00e9ment d\u00e9coratif du papier peint jusqu\u2019au moindre bibelot est compos\u00e9 de corps enchev\u00eatr\u00e9s, oeuvre du photographe Pierre Molinier. Louboutin souhaite avec ce clin d\u2019oeil interroger les projections que nous faisons sur le soulier et notamment sur l\u2019escarpin, objet de s\u00e9duction, de domination ou de pouvoir. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Nous changeons d\u2019ambiance avec la salle suivante, qui nous transporte dans un th\u00e9\u00e2tre bhoutanais. Les arts du spectacle sont chers au coeur de Louboutin, enfant des nuits qui a tr\u00e8s jeune fr\u00e9quent\u00e9 le club parisien du Palace. La sc\u00e8ne est une source d\u2019inspiration, mais aussi un lieu privil\u00e9gi\u00e9 de mise en valeur de ses cr\u00e9ations. Dans la section qui suit, nous nous int\u00e9ressons \u00e0 la biographie de Christian Louboutin, avec quelques photographies mais surtout un film de l\u2019artiste n\u00e9o-z\u00e9landaise Lisa Reihana qui nous entra\u00eene dans les souvenirs et les lieux chers du cr\u00e9ateur. Nous traversons ensuite le <em>Pop corridor<\/em>, o\u00f9 sont rassembl\u00e9s des photographies, des extraits d\u2019interview, de films, et de clips musicaux pr\u00e9sentant des stars d\u2019Hollywood et de la pop culture comme Beyonc\u00e9, Lady Gaga, Kobe Bryant, chaussures Louboutin aux pieds. L\u2019avant-derni\u00e8re partie de l\u2019exposition d\u00e9voile une s\u00e9rie de photographies fruit d\u2019une collaboration avec David Lynch. Louboutin a imagin\u00e9 des souliers pour ne pas marcher que Lynch a mis en sc\u00e8ne et photographi\u00e9. Cette s\u00e9rie \u00e9voque le f\u00e9tichisme et en \u00f4tant toute utilit\u00e9 \u00e0 la chaussure la place d\u00e9finitivement au rang d\u2019objet d\u2019art. La derni\u00e8re partie est un mus\u00e9e imaginaire, o\u00f9 Louboutin a r\u00e9unit des oeuvres qui lui sont ch\u00e8res, qui l\u2019inspirent, de l\u2019art africain \u00e0 la culture queer, de l\u2019art du Gandhara \u00e0 la porcelaine de Wedgwood\u2026 Chaque objet est accompagn\u00e9 d\u2019un commentaire du cr\u00e9ateur.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Si les souliers sont la star de cette exposition, une place toute particuli\u00e8re est accord\u00e9e \u00e0 des artistes contemporains et rythment la visite. Le propos est riche mais il est distill\u00e9 au compte goutte de fa\u00e7on tr\u00e8s p\u00e9dagogique.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Tout au long de l\u2019exposition nous sommes \u00e9merveill\u00e9s par une sc\u00e9nographie et une ambiance tr\u00e8s soign\u00e9s. Si le glamour est tr\u00e8s pr\u00e9sent, le savoir faire et la sensibilit\u00e9 de Christian Louboutin pour les m\u00e9tiers d\u2019art est \u00e9galement mis en valeur.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo3x3-3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13177\"\/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019exposition <em>Pompei<\/em>, aux Galeries Nationales du Grand Palais, jusqu\u2019au 27 septembre.<\/h2>\n\n\n\n<p>Les Galeries Nationales du Grand Palais nous plongent dans l\u2019histoire de Pomp\u00e9i, en s\u2019appuyant sur les derni\u00e8res d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques. L\u2019institution a fait le choix d\u2019une m\u00e9diation num\u00e9rique tr\u00e8s forte. La ville de Pomp\u00e9i et son destin tragique sont connus de tous et fascinent toujours autant depuis la red\u00e9couverte des ruines enfouies.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019impressionnante \u00e9ruption du V\u00e9suve en l\u2019an 79 de notre \u00e8re an\u00e9antit sa population, d\u00e9vasta la ville et figea dans le temps cette cit\u00e9 prosp\u00e8re. Bien que sous domination romaine, Pomp\u00e9i profitait des terres fertiles de sa campagne pour \u00eatre une cit\u00e9 commer\u00e7ante de premi\u00e8re importance. La bourgeoisie ais\u00e9e \u00e0 la t\u00eate de la ville a favoris\u00e9 l\u2019\u00e9mergence d\u2019un art fastueux. L\u2019exposition veut nous faire d\u00e9couvrir ce mode de vie tout en nous sensibilisant \u00e0 la recherche arch\u00e9ologique. En effet depuis 2017, le site inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l\u2019humanit\u00e9 par l\u2019Unesco accueille \u00e0 nouveau une \u00e9quipe d\u2019arch\u00e9ologues qui \u00e9tudient une zone jusque l\u00e0 inexplor\u00e9e de la ville. Trois maisons avec des fresques et du mobilier ont ainsi \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e9nographie de l\u2019exposition est particuli\u00e8rement immersive. Lorsque le visiteur entre dans les salles du Grand Palais, il se retrouve propuls\u00e9 dans une rue passante de Pompei. Des images de fa\u00e7ades sont projet\u00e9es sur les murs ainsi que des habitants en ombre chinoise. L\u2019axe central ainsi d\u00e9limit\u00e9 abrite quelques objets dans des vitrines, tandis que de part et d\u2019autre de cette avenue, des espaces clos, tels des villas romaines s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 un th\u00e8me en particulier. La premi\u00e8re replace Pomp\u00e9i dans son contexte g\u00e9ographique et historique, la suivante retrace l\u2019histoire et la m\u00e9thode des fouilles men\u00e9es sur le site, la troisi\u00e8me d\u00e9taille les quatre styles de fresque retrouv\u00e9es selon les \u00e9poques et la derni\u00e8re met en sc\u00e8ne ces fresques dans un espace immersif \u00e0 360\u00b0. Au centre, le V\u00e9suve \u00e0 la pr\u00e9sence mena\u00e7ante entre en sc\u00e8ne toutes les 15 minutes rel\u00e2chant cendres et pierres ponces tandis que le ciel s\u2019assombrit.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Nous pouvons regretter la pr\u00e9sence trop importante du num\u00e9rique, aux d\u00e9triments des objets. Et pourtant quels objets ! Certains, fruits d\u2019anciennes campagnes de fouilles, \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 connus, alors que d\u2019autres sont montr\u00e9s pour la premi\u00e8re fois. Ils nous permettent d\u2019en apprendre plus sur la vie quotidienne des Pomp\u00e9iens.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo4x4-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13179\"\/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019exposition <em>Christo et Jeanne-Claude, Paris!<\/em>, au Centre Pompidou, jusqu\u2019au 19 octobre.<\/h2>\n\n\n\n<p>Le Centre Pompidou avait programm\u00e9 une exposition sur les liens entre Paris et l\u2019artiste bulgare Christo. Celle-ci devait ouvrir avant le confinement. La mort de l\u2019artiste, le 31 mai dernier donne une r\u00e9sonance nouvelle \u00e0 l\u2019ouverture de l\u2019exposition, d\u2019autant plus qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9e et con\u00e7ue avec l\u2019artiste. En accord avec les commissaires, il ne souhaitait pas proposer de r\u00e9trospective, mais s\u2019int\u00e9resser tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 ses p\u00e9riodes parisiennes. Paris \u00e9tant la ville de ses d\u00e9buts et de ses premi\u00e8res exp\u00e9rimentations, nous d\u00e9couvrons ainsi les bases de son processus cr\u00e9atif.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>En 1958, Christo Vladimirov Javacheff \u00e9tudiant \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des Beaux-Arts de Sofia, fuit la Bulgarie communiste pour Paris en passant par Prague, l\u2019Autriche puis la Suisse. Il gagne alors sa vie en peignant des portraits qu\u2019il signe de son nom de famille. C\u2019est comme cela qu\u2019il re\u00e7oit la commande de la m\u00e8re de Jeanne-Claude, avec qui il d\u00e9bute une relation amoureuse et artistique. L\u2019exposition remet sur le devant de la sc\u00e8ne la part pr\u00e9pond\u00e9rante qu\u2019a eu Jeanne-Claude dans leur duo artistique. S\u2019il cr\u00e9e et con\u00e7oit, c\u2019est elle qui donne vie \u00e0 ses maquettes et orchestre les projets.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le parcours de l\u2019exposition est en trois parties distinctes. La premi\u00e8re s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la premi\u00e8re p\u00e9riode parisienne de Christo, de son arriv\u00e9e en 1958 au d\u00e9part du couple pour New-York o\u00f9 ils s\u2019\u00e9tablissent en 1964. A Paris, il observe ses contemporains comme Dubuffet et r\u00e9fl\u00e9chit lui aussi \u00e0 l\u2019affranchissement de la surface et du motif. Il commence \u00e0 empaqueter des objets, inspir\u00e9s par les momies \u00e9gyptiennes ou par les baluchons de son long p\u00e9riple. Cela lui permet de souligner les contours, de laisser deviner les formes tout en soustrayant l\u2019objet au regard. En r\u00e9action \u00e0 la construction du mur de Berlin, Christo empile sans autorisation des barils de p\u00e9trole pour barrer la rue Visconti qui est particuli\u00e8rement \u00e9troite. Il s\u2019agit de sa premi\u00e8re intervention monumentale. Avant de partir d\u00e9finitivement pour New York, il travaille sur des devantures de magasins \u00e0 l\u2019\u00e9chelle 1 ou en mod\u00e8le r\u00e9duit, dont les vitrines sont occult\u00e9es par du tissu ou du papier et \u00e9clair\u00e9es de l\u2019int\u00e9rieur. C\u2019est la s\u00e9rie des <em>Store Fronts<\/em> qu\u2019il poursuivra aux Etats-Unis. On retrouve cette volont\u00e9 d\u2019emp\u00eachement du regard.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me partie est un film, cocasse et attachant, des fr\u00e8res Maysles, <em>Christo in Paris<\/em> de 1990 qui raconte le couple et le projet d\u2019empaquetage du Pont-neuf de 1985. On d\u00e9couvre la campagne d\u2019influence pour convaincre notamment le maire de Paris de l\u2019\u00e9poque, Jacques Chirac.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me partie retrace les \u00e9tapes de ce projet en mettant \u00e0 disposition toutes les archives : photographies, lettres, collages, dessins, maquettes soit en tout 337 pi\u00e8ces conserv\u00e9es par Christo et Jeanne-Claude. Pour chacun de leur projet majeur, le couple constituait un dossier tr\u00e8s complet des pr\u00e9mices \u00e0 la r\u00e9alisation. Ils vendaient une grande partie des photomontages et esquisses pr\u00e9paratoires pour financer le projet final.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Sur le mur ext\u00e9rieur des salles d\u2019exposition, une frise chronologique rappelle les grands projets de Christo et Jeanne-Claude : <em>Surrounded Island<\/em> o\u00f9 les \u00eeles de la baie de Miami \u00e9taient entour\u00e9es de plastique rose ; <em>The Floating Piers<\/em> o\u00f9 des bandes de plastique cr\u00e9aient des ponts sur le lac d\u2019Iseo pr\u00e8s de Milan ou encore l\u2019empaquetage du Reichstag.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Cet aper\u00e7u rapide nous donne envie d\u2019en voir plus et pose les limites d\u2019un accrochage seulement centr\u00e9 sur les cr\u00e9ations parisiennes de Christo, d\u2019autant plus que l\u2019exposition fait l\u2019impasse sur le projet d\u2019empaquetage de l\u2019Arc de triomphe repouss\u00e9 \u00e0 l\u2019automne 2021.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"143\" src=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo5x5-720x143.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13181\" srcset=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo5x5-720x143.jpg 720w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo5x5-300x60.jpg 300w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo5x5-768x153.jpg 768w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo5x5-1536x306.jpg 1536w, https:\/\/archibat.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/photo5x5-2048x408.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption><em>Store front<\/em>,1964, collection particuli\u00e8re ; Portrait empaquet\u00e9 de Jeanne-Claude, 1963, Museum of Contemporary Art of San Diego ; <em>Le Pont Neuf empaquet\u00e9<\/em>, 1985 ; <em>Esplanade du Palais de Tokyo avec pyramide de barils<\/em>, Jacques Caumont photographe, 1968 ; <em>Le Pont Neuf empaquet\u00e9<\/em>, 1985 ; <em>Empaquetage<\/em>, 1961, National Gallery Washington. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>A lire \u00e9galement sur ArchibatMag, nos visites de <a href=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/turner-peintures-et-aquarelles-collections-de-la-tate-au-musee-jacquemart-andre\/\">l\u2019exposition Turner<\/a> au mus\u00e9e Jacquemart Andr\u00e9 et de <a href=\"https:\/\/archibat.com\/blog\/otto-freundlich-1878-1943-la-revelation-de-labstraction-au-musee-de-montmartre\/\">l&rsquo;exposition Otto Freundlich<\/a> au mus\u00e9e de Montmartre!<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Article r\u00e9dig\u00e9 par Am\u00e9lie Hautemaniere &#8211; Photos de l&rsquo;auteur.<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous vous proposons une s\u00e9lection d\u2019expositions \u00e0 voir \u00e0 Paris durant le mois d\u2019ao\u00fbt. 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