La nouvelle génération d’actifs, que l’on appelle la génération Z arrive sur le marché du travail et a souvent des attentes spécifiques qui changent par rapport aux générations précédentes. Les recruteurs ont tendance à retenir d’eux qu’ils sont en quête de sens, ce qui est vrai, mais pas au détriment du salaire. Ils recherchent aussi une certaine valorisation de leur travail, et ils ont conscience que cela passe par la rémunération. 

Les conditions et l’ambiance de travail, ainsi que l’utilité de l’emploi sont des critères effectivement très importants pour la génération Z. Cependant, les recruteurs ont tendance à penser que jeunesse veut aussi dire rémunération minimale. Pour beaucoup de nouveaux actifs, le salaire rime avec investissement personnel. Si le salaire est très bas, l’investissement au travail sera certainement moins important. Alors que si un jeune travailleur considère sa rémunération juste par rapport à ses études et le travail demandé, il se sentira bien plus investi dans sa mission professionnelle. 

Dans le secteur de l’architecture et du design, plusieurs facteurs sont à prendre en compte. Tout d’abord, la durée des études. Les nouvelles générations ont tendance à suivre de plus longues études. Certains complètent leurs diplômes de base avec des spécialisations qui leur permettent de faire valoir un savoir supplémentaire. Les jeunes actifs ont également une forte propension à s’autoformer et donc à proposer de nouvelles compétences à leurs employeurs. Les connaissances pour la génération Z sont un levier majeur lorsqu’il s’agit de négociations salariales. Certes, ils n’ont pas l’expérience pratique, mais ils ont accumulé un savoir théorique important. Ils estiment donc souvent qu’un salaire minimal n’est pas suffisant.

Les entreprises ont tendance à considérer que les jeunes salariés d’aujourd’hui sont plus difficiles à retenir et fidéliser au sein d’une équipe. Pourtant, la proportion de CDD proposés aux jeunes actifs est bien plus importante que pour des profils plus expérimentés. Les CDD sont souvent recherchés par les jeunes qui souhaitent garder une certaine liberté dans leurs modes d’exercice avec des possibilités d’alterner salariat et freelance et l’opportunité de réaliser des projets personnels. Mais ce type de contrat renforce aussi leur propension au zapping et les conforte dans l’idée de ne pas s’investir à long terme dans une entreprise.  Aux employeurs de savoir décrypter la personnalité de leurs jeunes collaborateurs en sachant repérer au bon moment ceux qui seraient prêts à s’impliquer véritablement dans la vie et le développement de l’entreprise.

Selon une étude de l’Apec de 2022, 51 % des cadres de moins de 35 ans considèrent que la rémunération et l’intérêt des missions sont les deux critères les plus importants dans la recherche d’emploi. Ils sont suivis par 37 % des cadres qui considèrent que les conditions de travail sont primordiales. Ces chiffres montrent que, même si la génération Z est en quête de sens et de qualité de vie, elle ne négligera pas pour autant la négociation salariale qui traduit la reconnaissance et la valorisation de leurs études et savoir.